michèle causse
Il lui faut des années lumière pour être en mots de soi. Des années en quarte de tierce pour être en lumignon d'entière. Il lui faut des tombes et des trous et autant de cadavres de soi pour être en Lumineuse et luminer... Elle a la langue pour se faire pendre et autant d'yeux qu'il en faut pour se faire percer. Elle est toute en oreilles basses. Au ras du mot qui met racines. Voyages de la Grande Naine en Androssie


En préambule




  Texte lu par l’auteure à la Librairie
Ombres Blanches en 1996
Michèle Causse - Photo © M.Causse Née, comme son nom l'y prédestinait, sur les Causses du Lot le 29 juillet 1936 à Martel, elle a choisi d'aller dé/naître le 29 juillet 2010, auprès de l’association Dignitas à Zurich.

Michèle Causse a obtenu un diplôme de traductrice à l'Université de Paris, (Sorbonne), a enseigné brièvement en Tunisie, vécu dix ans à Rome où elle a étudié le chinois et écrit un essai sur la condition des caméristes-concubines-courtisanes dans les romans Ming (inédit).

Rentrée en France, elle a écrit L'encontre dont Monique Wittig fut la première lectrice.

A vécu pendant huit ans en Martinique et écrit, pour le compte du ministère des droits des femmes une étude sur la stratification ethno-sociale des femmes en Martinique, puis dans la même île, Lettres à Omphale et (         ).

A ensuite brièvement vécu à New York où elle a rencontré Djuna Barnes, Jill Johnston, Catherine Stimpson, Joan Nestle, Kate Millett.
 
En Floride, elle a séjourné pendant un an dans la communauté de Barbara Deming où elle a pu côtoyer Sonia Johnson (ex candidate à la présidence des USA).

A ensuite émigré au Canada où elle a publié quatre de ses principaux ouvrages. Rentrée en France, elle a publié Contre le sexage, et autres.
Michèle Causse et Barbara Deming

Michèle Causse et Barbara Deming
 


 © Michèle Causse 
Le fond du site est une photo couleur de la couverture de L'Encontre, oeuvre de Romany Eveleigh, intitulée Second page (Pages, which you cannot write, which you will never writ... Pages, upon which potentiality has surpassed actuality, expectation has devoured its object, inspiration has superseded the work... Pages, which you cannot turn, pages of painting, Giorgio Agamben)
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