michèle causse
Il lui faut des années lumière pour être en mots de soi. Des années en quarte de tierce pour être en lumignon d'entière. Il lui faut des tombes et des trous et autant de cadavres de soi pour être en Lumineuse et luminer... Elle a la langue pour se faire pendre et autant d'yeux qu'il en faut pour se faire percer. Elle est toute en oreilles basses. Au ras du mot qui met racines. Voyages de la Grande Naine en Androssie

  Articles
  • Nomen est omen. Post-face à "Défigures du soi" (inédit)

  • Claude Cahun ou la mutante héroïque. Pour une anthologie des créatrices lesbiennes dans la Résistance, a cura di Paola Guazzo. Bagdam Espace Lesbien, avril 2008

  • La narrée navrée. Centenaire de Violette Leduc : colloque, Médiathèque, Arras, 27 octobre 2007. Publié dans la revue Trésors à prendre, dir. Elisabeth Seys.
  • Poser d'emblée l'être de Violette dans son antériorité littéraire c'est pour moi tenter de comprendre comment et pourquoi elle est devenue l'écrivain référente des femmes et des homosexuels. Individus problématiques selon Lucien Goldman ou encore individus affectés au sens spinoziste que je privilègierai ici. A savoir susceptibles de recevoir des chocs et d'en être durablement altérés.

  • Inside Deep throat. Commentaire sur le film en collaboration avec Katy Barasc. Sysiphe, 2006

  • Noir dessein (lettre à Nicolas Hulot). Bagdam Espace Lesbien, 2006

  • Le genre comme espace de contention. Université de Beyrouth, 2005

    A propos de Lyndie England : Tragédie de la mimesis ou comment muer l'objet en sujet répréhensible. En collaboration avec Katy Barasc, Sysiphe, 2004

  • Hommage à Monique Wittig. Tribute to Monique Wittig. Extrait du chapitre "La grande Pérégrine" in Voyages de la Grande Naine en Androssie (Ed. Trois, Montréal, 1993). Numéro spécial. Labrys-études féministes, Brasilia-Montréal-Paris, septembre 2003

  • Sur le voile. Commentaire avec Katy Barasc. Sisyphe, 2003

    Pourquoi les gays ne peuvent-ils pas être les alliés objectifs des lesbiennes ?. Les Pénélopes, 2002. Bagdam Espace Lesbien, 2006

  • Une politique textuelle inédite : l'alphalecte in Lesbianisme et féminisme. Histoires politiques. L'harmattan, Paris, 2002

  • L'universite : Alma mater ou père indigne ? 2e Colloque international d'études lesbiennes : La grande dissidence et le grand effroi. Actes du colloque Espace lesbien n° 2, Bagdam Espace Edition, Toulouse, 2001

    Actes du colloque Espace lesbien n°2  
    « Comment mon texte peut-il entrer dans votre contexte ? » demandent de plus en plus nombreuses certaines « je » mauvais sujets. « On remarque que, on notera que etc... » Le « on » s'affirme comme un absolu qui est le contraire d'un absolu. Ce « on » me cerne de toutes parts, m'investit et finit par rendre impossible l'usage du je qui ne soit la répétition d'un « on » : « chacun sait, on ne peut pas douter » etc... Derrière ce on, qui se dissimule ? Ce pronom, ou encore la forme passive fréquemment adoptée, nous révolte tout particulièrement lorsqu'il touche aux domaines qui concernent ce "nous" rassemblé ici... nous c'est-à-dire cette pluralité de « je » radicales actives dans la négation du « on » (homme) qui nous régit et veut nous nier.




 © 2006-2010 Michèle Causse