Michèle Causse

J'étais en zéro qui pointé ne fait pas mille et me voici en émoi de moi qui née en rien se voit toute en aboutie. J'étais en néante l'expulsée qui jamais ne pense par la pensée rien qu'une nota bene en initiale d'autre et me voici en océane qui sait "rien n'est encore arrivé". Voyages de la Grande Naine en Androssie. 


Biographie

« Morte à plusieurs reprises, je ne suis pas sûre d’être née. Ce pourquoi toute notice biographique me semble une imposture. Irréelle, voire empruntée à une autre. Ce que je n’ai pas fait m’importe infiniment plus que ce que j’ai fait. Ainsi de ce qui ne m’est pas arrivé. J’ai néanmoins une histoire, laquelle ressemble à une carte de géographie (France, Tunisie, Italie, Etats-Unis, Antilles, Canada), autant de topoï, espaces vibratoires d’intensités variables, qui renvoient des images de mon existence migratoire. Mais à quoi bon en parler ? Qu’on me lise plutôt. Pour démentir mon épitaphe « Ni lue ni approuvée ». » MC

Née, comme son nom l'y prédestinait, sur les causses du Lot, Michèle Causse a enseigné brièvement en Tunisie, vécu dix ans à Rome où elle a étudié le chinois et écrit un essai sur la condition des caméristes concubines courtisanes dans les romans Ming (inédit). Rentrée en France, elle a écrit L’encontre dont Wittig fut la première lectrice. A vécu pendant huit ans en Martinique et écrit, pour le compte du ministère des droits des femmes une étude sur la stratification ethno-sociale des femmes en Martinique, puis dans la même île, Lettres à Omphale et (      ). A ensuite brièvement vécu à New York où elle a rencontré Djuna Barnes, Jill Johnston, Catherine Stimpson, Joan Nestlé, Kate Millet… En Floride elle a séjourné pendant un an dans la communauté de Barbara Deming où elle a pu côtoyer Sonia Johnson (ex candidate à la présidence des USA). A ensuite émigré au Canada où elle a publié quatre de ses principaux ouvrages. Désormais elle vit , écrit et est éditée en France.
Michèle Causse a été professeure invitée à Rome (chaire d'éducation des adultes), consultante à l'Unesco (département d'alphabétisation, où elle a utilisé la méthodologie créée par Alice Ceresa “ l’ Unité de bibliothèque ”), professeure invitée à Montréal à l'Université Concordia. Elle a traduit de l'anglais et de l'italien une trentaine de romans (Melville, Gertrude Stein, Djuna Barnes, Mary Daly, etc. Silone, Pavese, Natalia Ginzburg, Alice Ceresa, L Malerba etc.).
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