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Requiem pour ils et elles : les Sapiens ou la fin d'une imposture
de Michèle Causse et Katy Barasc |
« L'imposture du corps était imposture de la langue qui le parlait, de la langue en laquelle il était sommé de se parler. Le genre, paradigme de l'imposture, doit être dénoncé comme obstacle épistémologique – ceci est acquis – Mais ensuite ?
Ne faisons pas de l'acquis, – le genre démasqué – un nouvel obstacle. Que reste-t-il dès lors qu'on a dégenré les sujets ? Où et quand répondent-ils de leur être in(dé)fini ? dans quelles alliances viennent-ils à faire monde ? Dans quel désir, dans quelle langue ? » |
Ce sont là des questions auxquelles cet essai offre l'une des réponses possibles. |
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- Stratégies d'annulation du genre dans les paraboles parasites chez Monique Wittig, La_Revue, n°3, Genres & générations, ed. Arnaud Sabatier, mis en ligne Janvier 2009
« Le but commun que nous
avons poursuivi dans ces textes est en effet de donner à
voir la dé/réalisation des corps
dominés en "créatures
trafiquées". Nous n'avons pas
opté pour des figures reconnaissables, trop
territorialisées justement, nous n'avons pas
imité le réel et, dans nos textes respectifs, la
métamorphose est le contraire de la métaphore. Le
mot est branché directement sur l'image dont la
puissance d'évocation est,
précisément, d'arrêter
l'imaginaire convenu pour en convoquer un autre. Ce faisant,
nous n'avons pas fui hors du monde, C'EST LE MONDE
ET SA REPRESENTATION que nous avons fait fuir : d'une
manière beaucoup plus efficace que par la critique. Les
difformités des corps animalisés dans
L'Encontre et dans les paraboles de Wittig valent
comme parties d'agencements les dépassant, comme
configurations mouvantes... » Format PDF
- Qui a peur de Valérie Solanas ? Actes du 4e colloque International d'études lesbiennes : fureur et jubilation, 9-12 avril 2004, Espace lesbien n°4, Bagdam Espace Edition, Toulouse, 2004, pages 19-35

- Une politique textuelle inédite : l'alphalecte in Lesbianisme et féminisme. Histoires politiques. L'harmattan, Paris, 2003, pages 119-130

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Contre le sexage, Balland, Paris, 2000, 333 p.

- Du phi langage à l' alpha langage. Centre Culturel Canadien, 24 juin 1998
- Quelle lesbienne êtes-vous ? Paroles de lesbiennes, ARCL, Paris, 1996, 72 p.

- L'interloquée - Les oubliées de l'oubli - Dé/générée. (1990, New York Trivia, 1991, Roma, Bolletino del Cli) - Ed. Trois, Montréal, 1990, 66 p.
L'apprentissage du savoir est celui d'une fiction interprétative. (Cfr.Barthes). Cette interprétation des faits se donne toujours comme le sens, toujours déjà normatif, toujours déjà prescriptif-élevé à la dimension du symbolique... L'androlecte est en effet un soliloque. C'est la production mentale, disons la pathologie langagière de l'andros qui, victime d'une faille principielle n'a pas su, pas voulu accéder au chiffre deux et qui, s'étant érigé en seul locuteur, n'a eu d'autre interlocuteur que lui-même. Avant même de parler, en Androcratie une femme est "inter-loquée". Soit au sens propre interdite, interrompue. Le dictionnaire, dépôt sacré des mots de l'androlecte, ne donne-t-il pas comme exemple cette phrase, ô combien illuminante :
"Faute d'interlocuteur, elle se parlait à elle-même". ( Petit Robert, Léon Bloy).
Or c'est précisément le propre de l'androlecte que de viser à l'incommunication. Non seulement d'ordre informationnel mais aussi et surtout d'ordre "interlocutoire". (suite p.13) |
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- The world as will and representation, in Lesbian Philosophies and cultures, State University of New York Press, Ed. Jeffner Allen, pages 259-274

- Le monde comme volonté et représentation. Ed. St Martin, Montréal, 1986
- Petite réflexion sur Bartleby. Nouveau Commerce, Paris, 1980
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