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Barbara Wolman et Michèle Causse enregistrant la lecture des Voyages de la Grande Naine en Androssie. |
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Fictions
- Les belettes et les boas (à paraître) :
Troisième fable autobiographique après L'Encontre (Ed. des Femmes), Voyages de la Grande Naine en Androssie (Ed. Trois).
On dit que les belettes sont touchées de cet amour et se plaisent de femelles à femelles à s'entre-conjoindre et habiter ensemble ; si que, par lettres hiéroglyphes, les femmes s'entr'aimantes de cet amour estaient jadis représentées par des belettes. J'ai ouï parler d'une dame qui en nourrissait toujours et qui se mêlait de cet amour et prenait plaisir de voir ainsi ses petites bestioles s'entre-habiter...
(Brantôme, Vie des dames galantes)
Write about them, I will. (Gertrude Stein)
Prologue
Toutes les boas sont nées belettes.
Toutes les belettes ne deviennent pas boas.
Jeune, la belette dite aussi « petite belle » peut être aspirante boa. On la reconnaît à ce qu'elle ne lèche que soi. Une belette qui honore sa propre lignée ne deviendra pas boa. Elle fera maillon dans la chaine des belettes qui s'entrechantent et s'entrelouent en univers hostile. Chaîne ténue d'un or si fin que l'œil s'y perd.
La boa jeune est une belette presque pareille à toutes les mustelas. Rien ne la distingue en vérité sinon quelque contraction en foi de boa qui la noue en apprentie lumineuse. Numineuse disent les plus naïves.
Elle fait oreille en écoutance, elle fait question en demande et redemande, elle fait la roue, ne fait jamais amende en honorable, est toujours en posture de postulante, flagorne en grandes orgues quelque belette majeure et passe en passante qui repassera.
La boa qui nait belette a dans l'œil une lueur qui de toutes fait vivande. Elle s'approche de quelque baguée et fait mineure en fa. Elle s'incline des deux pattes arrière et fait préhensiles des pattes avant en prière. Chante sa chanson en bulle de soi et aspire l'air qu'émet la belette majeure ou aînée. Dite aussi « aimée ou plutôt hémée ». Elle lui pimpompe l'air pour en faire chair de soi.
La belette flattée est lasse.
La belette flattée lasse
Des ans la revoyure
- Défigures du soi (à paraître) : Fiction UL/time, fragments d'un récit ultime à moins qu'il ne s'agisse du premier temps du récit d'Ul, pronom personnel du sujet dé/généré, hors androlecte, hors gynolecte. Hors dialectique.
- Hors de soi. Extraits de Dé/figures du soi in Disent-ils. Ed. AHLA-Bagdam, Montréal/Toulouse, 2006, pages 115-136
- Préface à l'ouvrage de Danielle Charest : Mais où est mais ? Ed. Le Sabord, Trois Rivières
- Court of appeal. Récit en anglais. Revue Tessera, Montréal, 1996, in Anthologie Orlanda Frauenverlag, Berlin, 1997
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COURT OF APPEAL
- Did your lover die?
- Yes, she did.
- Did you kill her?
- I don't know.
- You are not sure?
- No.
- Where did you live at that time?
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- Duelle. Nouvelle. Revue Treize, Montréal, 1994
- Voyages de la Grande Naine en Androssie. Roman. Ed. Trois, Montreal, 1993, 270 p.
- L'ilote. Nouvellle. Revue Trois, Montréal, 1990
- À quelle heure est la levée dans le désert ? Théâtre. Collection Topaze. Ed.Trois, Laval, 1989, 133 p.
Pour Janes Bowles
(in memoriam)
Comme au théâtre, il y a des personnages.
Ils se contenteront de parler.
Parler c'est agir.
Parler c'est tuer.
Ne pas parler, c'est tuer aussi.
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- ( ). Roman. Collection Topaze. Ed. Trois, Laval, 1987, 148 p.
- Lettres à Omphale. Correspondance. Collection Femme. Ed. Denoël/Gonthier, Paris, 1983, 184 p.
- Rencontre avec Djuna Barnes. in L'almanach des dames. Ed. Flammarion, Paris, 1982, Amsterdam, 1983, pages 139-160
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Presse
L'Actualité Littéraire n°37, Paris, janv-mars 1983
L'Express, Paris, janvier 1983
Le Figaro Littéraire, Paris, janvier 1983
Le Matin, Paris, février 1983
Ticket, 1983
VSD, Paris, février 1983
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- Stèle de Jane Bowles. Avant-propos de Teneessee Williams.Textes traduits et présentés par Michèle Causse. Ed. du Nouveau Commerce, Paris, 1978, 48 p.
- L'Intruse. Poésie. Cahiers 45/46. Ed. du Nouveau Commerce, Paris, Printemps-Eté 1980, pp. 14-20
Lien Editions du Nouveau Commerce
- Berthe ou un demi-siècle auprès de l'Amazone. Biographie. Ed.Tierce, Paris, 1980, 255 p.
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Berthe dit « Moi je ne suis pas la Céleste de Proust ni la Pauline de Colette ». Berthe est, selon les mots mêmes de Natalie Clifford Barney « bibliothéquaire, (sic) gérante, téléphoniste, garde malade, homme de peine, cuisinière, femme de chambre, compagne des hivers et des ennuis ».
Et quel témoignage serait plus autorisé que celui d'une ferveur et d'une fidélité de cinquante ans ?
Définie cynique, ironique, froide, Natalie Barney est en fait d'une lucidité sans réserves : C'est cependant l'amour que nous donnons dont nous aurions le plus besoin » et cette phrase d'un narcissisme
confondant : « l'Ange est l'être complet pour qui l'amour partagé est le plus grand sacrifice de soi ». |
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- Lesbiana, seven portraits. Nouvelles (en anglais). Ed. du Nouveau Commerce, Paris, 1980, 56 p.
- Dire du corps, corps du dire. in Journal d'une femme soumise de Mara. Ed. Flammarion, Paris, 1979, Amsterdam, 1981
- Ecrits, voix d'Italie. Anthologie. Ed. Des Femmes, Paris, 1977, 460 p.
- L'encontre. Roman. Ed. Des Femmes, Paris, 1975, 162 p.
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